entretien | Paul Laurendeau | 03.02.12
Laurendeau : Allan Erwan Berger votre recueil de textes traitant par le petit bout de la lorgnette de la condition humaine du prolétariat non tertiaire sous civilisation tertiarisée frappe tout d’abord par sa date de parution : 2012. Quelque chose me dit qu’il ne s’agit pas [...]
poésie | François Roitel | 31.01.12
Les hirondelles sur le fil dentellent l’horizon. Noir. Nous craignons le gouffre à force de marcher. Tout droit, tout coi, tout soi. La sincérité comme l’orage menaçait. Et sa voix sublime, par-dessus les maux stupides, avait l’élégance du désespoir et de la béatitude [...]
entretien | Paul Laurendeau | 27.01.12
Paul Laurendeau: Anne Guélikos, votre intérêt littéraire - j’ose dire : votre intérêt littéraire exclusif, c’est le monde vaste et diversifié de la mythologie grecque. Vous y trouvez la force pulsionnelle et vitale qui vous entraîne à écrire des œuvres de fiction. Avant qu’on [...]
fiction | Lordius | 24.01.12
L’arbitre s’apprête à donner le signal de jeu, le snap. La foule hurle. Ma tête va exploser. C’est le coup que j’ai pris tout à l’heure. Toute réflexion m’est douloureuse. Il faut pourtant que j’annonce à l’équipe la tactique de jeu. Mon esprit est scotché par le score [...]
acrostiche | Allan E. Berger | 20.01.12
M ais enfin, quelle drôle
d'idée!
I rrésistible, cependant,
C ette envie ténébreuse,
R edoutable, et
formidablement dangereuse, de causer du monstre...[...]
dico perso | Daniel Ducharme | 17.01.12
Le Petit Robert (1987) définit la frontière comme la « limite d’un territoire qui en détermine l’étendue » et, par extension, la limite séparant deux États. N’est-il pas significatif que ce mot a pour origine le front d’armée, expression qui renvoie au langage de la guerre ? À mon avis [...]
lecture | Paul Laurendeau | 13.01.12
Ce
jour-là on me demande qui donc serait LE conteur québécois du
vingtième siècle, alliant adroitement tradition et modernité des
thèmes et des structures. Voici notre homme: Jacques Ferron
(1921-1985). Et voici vos ouvrages: ses Contes
du pays incertain (1962), ses Contes
anglais et autres (1964), et tous ses contes inédits,
taqués ensemble dans la fameuse édition abordable et de grande
diffusion BQ (Bibliothèque Québécoise). Précurseur du micro-récit,
sorte de hockeyeur de la narration, Ferron se vide en quelques
pages, nous laissant des scripts superbement habillées, d’une
imagination fébrile, d’un drolatique caustique et d’une drôlerie
envoûtante et déroutante. Héritier honorable de Louis Fréchette,
d’Honoré Beaugrand et de Pamphile Lemay tout en se montrant un
compatriote non surpassé d’Hubert Aquin [...]
poésie | Richard Monette | 10.01.12
À la dérobée des prunelles,
En mes rides à mes orbites
En mes veines à mon cœur
Beautés, images secrètes [...]
fiction | Élisa T. | 06.01.12
Depuis vendredi, le Grand Livre de Papy est fermé. Tout comme la maison. Tu te souviens ma puce ? Il a écrit un des derniers chapitres avec nous. Avant le mot « fin », il y a la petite fenêtre du haut, derrière laquelle il nous dit au-revoir de la main. Quelques grands [...]
poésie | Florence Saillen | 30.12.11
La colère gronde
Je ne peux la réfréner
Tant de non-dits
Défigurent ma vie [...]
fiction | CYL | 23.12.11
L’homme est encore jeune, physique sympathique. Il vient de terminer la synthèse de sa revue de presse du 2O heures, sauf nouvelles de dernières minutes, toujours possibles.Il est assis à son bureau, il ouvre un cahier à spirale, format livre, et compose un titre sur la [...]
lecture | Daniel Ducharme | 20.12.11
J'ai
lu la Guerre des mondes
alors que je n'avais pas encore du poil au menton. Ensuite, plus
tard dans ma jeunesse, j'ai vu les adaptations cinématographiques de
L'homme invisible et de La machine à remonter le temps. Toujours
j’ai été fasciné par ces films qui doivent davantage à l’imagination
délirante de l’auteur qu’à la justesse de la prospective
scientifique du savant. Aussi, quand l’envie m’a pris de lire un
nouveau Wells, je m'attendais à passer un moment de détente avec une
bonne histoire associée au genre S-F. Mais ça ne s’est pas passé
comme ça. Certes, le moment fut agréable [...]
poésie | François Veillon | 16.12.11
Modeste capillaire qui sourd je ne sais où, ta courbe est sinueuse
et ton cours paresse entre les troncs de charmes allongés dans ton
lit…
Souvent des inconscients, sans respect pour ton âge, souillent sans
vergogne de sanies ton passage [...]
lecture | Félix Leiter | 13.12.11

Je me souviens de ce voyage à la Nouvelle Orléans que je n'ai pas fait. C'était pendant Katrina. La tempête a fait rage et je n'y étais pas. Mais les odeurs d'égouts et la tristesse sont à présent remontées. Les immeubles qui craquent m'ont assourdi. Le vent funeste du livre [...]
lecture | Paul Laurendeau | 06.11.11
Il
s’agit, encore et toujours, de se demander: qu’est-ce que la poésie concrète ? On peut alors
suggérer que le recueil , Mais…
(une virgule, un espace, le mot Mais,
puis trois petits points) apporte avec vigueur les éléments
tangibles de sa solution à cette réflexion. Poète au sens essentiel
du terme, Richard Monette nous ramène tout d’abord à la matérialité
du mot, sa conque sonore, son percutant phonétique (ou, selon la
formulation même du poète, le percutant fun
aime). Le mot et le paquet de mots construit l’évocation
presque comme si elle s’imposait de par les sens, et ce, peine paire due pour la graphie
docile-gentillette… [...]