Du milieu du printemps de nos égarements, ce bulletin météo

un poème de Bernard Bouvier


Le matin, dissipation des cendres de la mémoire
le fonds de l’être reste frais. D’intermittentes averses sont attendues
                            surtout du côté du coeur
                            (comme de bien entendu)

sommeil léger accompagné d’indécision profonde
Il fait déjà vingt-deux degrés au-dessus de l’amour
(on restera toutefois attentif au bruit de la neige qui tombe)
légère indécision accompagnée de sommeil profond

dans le désert qui gagne, la formation d’une zone de haute passion n’est pas à exclure
des rafales de gémissements restent possibles sur les côtes de nulle part
(dans ces ténèbres et dans cette illusion, on n’oubliera pas de ne pas se suicider)
en fin de journée, un anticyclone pourrait se former au-dessus de l’ouvert

 

Bernard Bouvier
juin deux mille dix

 


 
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