un poème de Carole Gagné
Me reste-t-il encore des histoires sensuelles à vous souffler
Je vous offre de la fougue à l’apaisement par vent sensuel agité
Nos mouvements réels se transforment en énergie indécente
Voilà un témoignage en défaveur de l’innocence décadente
J’ai oublié mes bagages sur une frontière de présomption supposée
Qui saurait les trouver à travers mes chuchotements bondés de vanité
Mes silences expriment mes bouleversements intérieurs turbulents
Des hurlements de loup à la lune dans le vide de mes rêves affolants
À tort ou à raison j’ai souhaité demeurer en marge de la société
De nature fière et libre entretenir ma vie sous des lois ignorées
Et j’ai grand besoin de voyager pour résoudre les énigmes de l’inconscient
Pour me trouver là ou l’œuvre est authentique et touchante profondément
L'important n’est-il pas d’avoir une histoire au claire de terre à citer
De jouir des moments où les choses s’apaisent avant de retomber
Ne pas refuser d’admettre sa perversion et par compassion prêter serment
À mon dernier souffle je prendrai ma conscience à témoin sur ce moment
Carole Gagné
décembre
deux mille huit