un poème de Carole Gagné
Je l’observe m’observer…
Et sans échanger nos regards, nous misons sur l’atmosphère,
et sur la prestance, au lieu de consommer sans modération,
et pour faire changement de l’usuel déballage décadent.
Et le plaisir… Deviendrait-il un des beaux-arts,
et un coquet objet de préoccupation obscène,
et sur toile de fond barbouillée de tendresse?
Et il procurerait d’exquises manœuvres intellectuelles.
Et il farfouille dans mes allusives émotions.
Et il crée un joli chaos de réminiscence.
Et il est un érudit qui sans relâche m’étonne!
Et il me fait, depuis toujours, sombrer dans ce non sens.
Tel quel, il fait partie de mes lubies.
Carole Gagné
décembre
deux mille huit