un poème de Carole Gagné
Épuisée de payer les frais de ma gabelle personnelle,
Mon nid, fort infécond, aura tout de même garni la gamelle,
De par des agitations passionnées, de biens des loups affamés.
Ceci entre nous, ils comblèrent l’ardeur de mes plaisantes activités.
Me faudrait-il déjà y renoncer et, de fond en comble, les astiquer?
J’aimerais trier, garder à jamais les plus beaux, me les rapproprier.
J’hésite à confier à autrui ce qui est hors d’usage ou ayant beaucoup servi.
Le ceci peut encore rendre quelques services une fois désencrassé et bien poli.
J’ai mis aux enchères mes amours de réserve qui n’ont jamais ternis.
Ramassées lors de mes belles années d’abondance avec tant de minutie.
Je n’arrive plus à restaurer une certaine partie du trousseau effiloché.
Si cela peut être de quelque utilité, j’ai mis le tout au vide grenier.
Carole Gagné, octobre deux mille neuf