un poème de Christine Lara
Des quais de l’oubli, ma barque s’est éloignée,
Fragile et fracassée, elle vogue encore
Le temps s’arrête et voit
Que l’espoir tient bon
Face au destin cruel.
Les muses observent aussi
Et le cœur du poète se brise contre les écueils
C’est ainsi qu’il traverse l’Achéron et la vie
Et le reste n’est que rêve
Du quai de l’oubli s’éloigne ma barque,
pleine de tenèbres et de doutes incertains.
Elle vogue encore vers l’au-delà ,
cet au-delà confus qu’elle ignore encore
et qui la brisera plus qu’elle ne l’est déjà.
Des quais de l’oubli s’arme ma pensée
Pour une lutte vaine dont l’issue est damnée
Elle se joint à des amours flétries
Qui ont tout perdu avec la mémoire
Charon guide en silence les flots vers sa demeure.
Du quai de l’oubli, ma barque s’est éloignée
Pour mieux mourir aussi, et se laisser oublier.
Christine Lara
juillet deux mille dix