un poème de Chartrand St-Louis
La coulée des jours qui s’évapore
Et se décolore de ses jaunes feuillages
Fait place aux adieux des tourtereaux
Qui sont de fiers instants
D’un chant de renouveau :
«Que ton souvenir demeure présent dans mon esprit
Comme cette onde qui me renvoie
Maintes fois
Ton image, où se tapit
Un cœur en émoi
Que ce souvenir se régénère comme le seigle
À tous les printemps
Bercé par le souffle de ta voix
Pendant que la vie s’enfuie
À travers les champs
Et que je m’ennuie en t’attendant
Que la musique des jours s’enchante
Revêtant les costumes diaphanes
Des sons angéliques
Qui s’élèvent dans la valse du temps
Pour qu’enfin se ravive mon âme esseulée
Que se dilate
Et s’épanouisse mon regard
Pour qu’il apparaisse
Au retour
Aussi lumineux
Que l’astre du jour
Je te reviendrai. Tu le sais!»
Chartrand St-Louis
janvier 2006