une idée de Daniel Ducharme
Les Jeux olympiques sont nés en Grèce antique, aire spatio-temporelle de grande civilisation. Un Français du nom de Pierre de Coubertin a eu l’idée des les relancer à la toute fin du dix-neuvième siècle, remettant ainsi à l’ordre du jour une pratique qui aurait dû demeurer dans l’antiquité, comme le gynécée, l’esclavage, l’élitisme homosexuel, etc. Au lieu des Jeux olympiques, Coubertin aurait dû relancer l’esclavage. Cela nous aurait permis de faire autre chose que du ménage le samedi matin. Enfin…
Je n’aime pas l’idéal olympique que, d’ailleurs, je ne comprends pas. Quelqu’un qui s’entraîne six heures par jour à courir cent mètres, à plonger dans une piscine ou à lancer un javelot, je ne trouve pas ça intelligent. Et quand il doit se shooter je ne sais pas trop quelle substance pour y arriver, alors ça devient carrément débile. Je ne comprends pas pourquoi les médias accordent tant d’importance à cet événement «planétaire», ni pourquoi ils s’acharnent à compter le nombre de médailles remportées par les Canadiens. Honnêtement, le fait que le Canada remporte 9 ou 36 médailles aux Jeux olympiques n’a aucun effet sur ma fierté nationale.
Disons-le franchement, la tenue des Jeux olympiques témoigne plutôt d’enjeux économiques qui n’ont peu de chose à voir avec le sport. Les recettes se chiffrent maintenant à coup de milliards de dollars et proviennent essentiellement des droits télévisuels et de commandites. Wikipédia mentionne aussi que les retombées touristiques sont également cruciales pour les villes organisatrices. D’ailleurs, après le dopage, le deuxième scandale de ces jeux vient de la sélection des villes hôtes pour la tenue des jeux, sélection qui a donné place à plusieurs cas de corruption au cours des vingt dernières années.
La devise des Jeux olympiques est depuis leur modernisation «citius, altius, fortius», ce qui signifie «plus vite, plus haut, plus fort». À mon avis, l’idéal olympique ne véhicule que la compétition, l’élitisme et l’inégalité entre les hommes et les femmes de ce monde. Pour le reste, laissons cela aux politiques dont l'idéal du rapprochement entre les peuples n'est qu'un triste subterfuge pour masquer la maximisation des profits par la voie de la mondialisation.
Daniel Ducharme
juin 2006