un poème de Danièle Laliberté
Dénouant sa mélancolie envahissante
Une harpiste tissa délicatement une toile
En reliant les sons jadis harmonisés
Bercés par le souffle pur d’un vent naissant
En son âme oubliée des souvenirs rejaillirent
Échos de ces jours lointains à jamais gravés
Au firmament de ses vagues profondeurs inconnues
À l’appel mélodieux l’épais brouillard se dispersa
Alors qu’émergea l’éphémère éclaircie
Fenêtre ouverte sur l’intériorité enfin dévoilée
Les rêves de l’adolescente d’autrefois défilèrent l’instant d’un enchantement
Brèves étincelles soudainement envahies par la joie de renaître
Elles s’évanouirent tandis que la musicienne s’éveilla au temps présent
Danièle Laliberté
mars 2006