Le chagrin perdu des années lumières

un poème de Dominique Plante


Le temps
c’est cogner l’ombre des jupes,
puisque leur noirceur
se pulvérise contre la pierre.

Et quatre mains filent l’alphabet de la lumière,
avant le décompte du marchand de sable.
Notre vitesse remonte l’incendie,
nos corps sont anesthésiés.

Des saisons dérobées,
roulent l’œil blanc qui s’oxyde,

Un garçon s’enfuit
perdant les cendres de sa mère.

 

Dominique Plante
octobre 2008


 
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