Des chiens sur mars

un poème de Dominique Plante


C’est une escale juste pour moi,
quand je flâne
un instant,
mes bras tendus à travers les trous géographiques.

Toutes ces fois
où tu martèles une tête contre la mémoire,
je descends remuer les océans.

Je dégage les chiens
qui tombent à l’échelle spatiale,
comme tous ces derniers pas
perdus dans un liquide.

Le bitume, en culture,
j’aboie sur mars.   

 

Dominique Plante
octobre 2008


 
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