Fonce café

un poème de Dominique Plante


La réalité se baragouine de moi, quand
le matin je me rembobine dans une tasse,
je m'étire, dans son sirop épais,
une bulle se gonfle à la caféine vapeur.

Si le temps m'étourdit,
mon véhicule roule les piétons.

Demain, c’est averse.
Dans un cliquetis de clés démontées sur le sol,
la ville se tourne en reportage,
les nocturnes soufflent le café vers la haute ville,
des nez reniflent le fond des rues.

Sur le bout des orteils,
le smog serré entre les entrailles,
je suis le nouveau nerf égo-logique.

 

Dominique Plante
octobre 2008


 
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