Lorsque mourir cogne au carreau

un poème de Fabienne Roitel


Nous écouterons les moindres bruits
Silence en à-pic
Derrière la porte du monde, à l'affût des étoiles
Nous broderons au point de brume
L'ourlet des berges

Heureux dans une chaise berçante
Nos pieds suspendus à l'envol des oies
Nous attendrons les dernières journées d'août
Devant la maison, tout sera propre

Et nous reconnaîtrons enfin nos ombres
Lorsque mourir cognera au carreau


Fabienne Roitel
octobre 2011

 

 
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