un poème de Florence Saillen
Pour P.D.
Ma main qui effleure légèrement la tienne
Y laissant une trace brûlante
Inoubliable
Ces larmes effacées dans un geste infiniment tendre
Mais décidé
Mes yeux plongés dans les tiens
Te narrent ma vie et son chant
Un chant superbe !
Mais cruellement triste
Je retrouve ma patrie en ton regard
Lorsque tu es là, n'importe où, je me sens chez moi
Une partie de moi s'éteindra avec toi
Lorsque tu t'envoleras vers un lieu que je ne connais point
Et que je crains
Viendras-tu apaiser la douleur insupportable de ton absence
Quand la mort surgira ?
Avec peine je contiens un cri effroyable
De lucidité
De résignation
Les quelques paroles prononcées entre nous dans un murmure
Resteront gravées
Et marquées en moi à jamais
Vient un moment où tous les mots de la terre
N'ont plus de saveur
Ne veulent plus rien dire
C'est à cet instant précis que notre conversation muette
Enfin commence
Florence Saillen
janvier 2008