un poème de Florence Saillen
En lui-même mon cœur pleure
Et ses larmes restent invisibles
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé… »
Oh combien je ressens cette phrase en mes veines
Oh combien ce manque cruellement me peine
Rien de précieux ne s’est dit
Seul un silence m’a relié au vôtre
Tandis que mon regard glissait et vous recherchait
Je ne comprends pas cette tristesse qui m’accable
Et ce vide qui m’interpelle
De vous oublier je ne m’en sens pas capable
Parce qu’avec vous je me suis sentie réelle
C’est la première fois qu’un être humain me manque
Et envahit mes pensées
Je me sens perdue …
Parce que je vous ai d’ores et déjà perdu
Aujourd’hui j’ai mal à ce que je comprends
Alors j’ai cherché la réponse dans votre regard
Et j’y ai trouvé celle du temps
Dans lequel on met tant d’espoir
Ce temps, celui-là même qui efface les disparités
Et qui par son inconscience me fait si peur…
Avec les années, les évènements perdent de leur intensité
Et les souvenirs de leur saveur…
Vous laisserez en moi une musique inachevée
Et prendrez désormais place en ma demeure
Florence Saillen
janvier 2010