un poème de Florence Saillen
Je ne veux plus rien entendre, si
ce n’est…
Le chant des oiseaux
La brise du vent
Le murmure des flots…
Je ne veux plus rien voir d’autre…
Que ces prismes caressés par le soleil
Et l’éclat bleu du ciel
Et toutes ces couleurs chatoyantes
Offertes, à ma curiosité naissante…

Cesser de penser et réfléchir
Pour laisser enfin mon cœur s’ouvrir
Sentir mon être se détendre
Et à la nature, tout entier, se rendre
S’imprégner de cette ambiance
Et humer ce parfum particulier
Mon cœur se sent chez lui en Provence
Où il parvient à la félicité

Sans répondre aux muettes
questions
La Sorgue attire notre attention
Sur ces tracas bien inutiles
Qui rendent nos vies plus difficiles
Visage au vent, je m’abandonne
Oubliant tensions et maux
Fugaces instants d’éternité
À la saveur inégalée…
Puisse mon regard se souvenir
De cette eau rebelle et magicienne
Qui valse et joue avec les flots
Sous le soleil provençal
… Qui la fait reine…
Florence Saillen
juin 2008
*Les photographies sont de l'auteur et ne peuvent être reproduites sans son autorisation.