Vieillesse... quand tu nous tiens

un poème de Florence Saillen


Jadis, la brise sur mon visage,
Reflétait mes vingt ans,
Des années après, chacun de ses passages,
Frôle mon corps, marqué par le temps.

Un bref regard en arrière,
Et voilà que je retrouve,
Les joies de ma vie et ses barrières,
Que mon cœur délicatement couve.

Le temps a filé entre mes doigts,
En vain, j’ai essayé de le rattraper.
La jeunesse m’a repris ses droits,
Je ne peux que l’accepter, et m’incliner.

Une larme à l’œil, je comprends,
Qu’à travers le déclin de mon corps,
C’est l’humilité que j’apprends,
Afin de rencontrer sereinement la mort.

C’est après une existence bien remplie,
Que j’appose sur le Grand Livre de la Vie,
Mon parcours, chargé de passions,
Mais aussi de raisons,
De souffrances, mais aussi d’espérances,
Ainsi que de tous les sentiments,
Qui m’ont envahi jusqu’à présent,
Et qui font ce que je suis actuellement.

 

Florence Saillen
2003, rév. 2008


 
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