Arbitraire

un poème de François Veillon


Les compagnons du repreneur
Faisant assaut d’humanités
Du personnel cherchent l’erreur
Pour la liste des nominés.

Il était indispensable,
De vous changer d’occupation !
Vous feront les responsables
Du plan de restructuration.

Si vous étiez, qui peut savoir
Par ces temps de crise touché,
Il nous faudrait perdre l’espoir
De vous compter sur nos fichiers.

Les fossoyeurs de nos métiers,
Sont des groupes nécrophages
Faisant de nous des sacrifiés
En nous livrant au chômage.
 

François Veillon
avril deux mille dix


 
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