un poème de François Veillon
Oh! printemps, ne t’enfuis pas trop vite, laisse-moi
sentir, pour la dernière fois, le parfum des lilas, afin que je
puisse, pour une année encore, graver en mon esprit la sensation
suprême qui va s’évanouir.
Oh ! Temps! Arrêtes-toi, afin qu’à mes oreilles le chant bref du
coucou résonne pour longtemps
Oh! Verdure, à la tendre livrée, ne change pas trop vite, laisse
encore, à mes yeux reposés ta parure vernale aux couleurs estompées.
Oh! Ma vie, pourras-tu être longue, pour me faire apprécier pour
bien des décennies, le cadeau enchanté du printemps messager.
François Veillon
novembre deux mille dix