un poème de Paul Laurendeau
Fief et feu, candélabre
Te retrouver, rouge sang
Saboté, à demi glabre
Gonflé, incandescent
Hache, crache, haquenée
Te labourer, t’aimer
Et te train dans la nuit
Et t’envolée de tôle
Et te guerre et te crie
Ou masque, ou loup, ou rôle.
Quoi, quoi, les irisées
Les cheveux raidis, épicés
Franche, crache, éternel
Logophico-charnel
Ma romi, ma plénitude
Ma décrépamourtude
Feu sur feu. Décennie
Franche, branche à vie
Sève et trêve capiteuse
Gueuse, forge, gueuse
Et je te prends, te fend
Cru, crache, hochement
Tromblon tonitruant
Historicité-sang
Déchire ton élégance
Carène ma carence
Parfumer au parloir
Arcane, te vouloir
Architecteculaire
Linoléo-lunaire
Toi, parle, crie, déchire
Paralipse mordillante
Le sang, le sel, le kir
Vélorité glissante
Croix, croise, croisillon
Architecte, intrication
Parali l’avait prédit
Fission boueuse, souci
Pal, pâle d’éclater
Ba et baba. T’aimer.
À rebours et d’avant
Bulle de petit sang
Paire de tout, rotor, cas
Patin, toi et moi
Rien, rien, métallisé
Viriliféminisé
Ah je cris, abordage
Carabo-carambolage
Et tord et tornade et
Déchirer, te labourer
Non, navire, oui, non, oui
Arrête, camion, c’est fini
Mare de sang noir boueux
Autoroute, je te veux.
Industrie. Feu, tu me
Tige, arachnée, tu me
Rage. À gars. Rage. Pal.
Tu me
Flaque. C’est fini. Tiens
Paul Laurendeau
octobre 2006