À Séléna

un poème de Paul Laurendeau


Séléna, tu fécondes
Du sel de ta faconde
Mes chairs et mon compas.
Il en coule l’aurore
Qui nous caresse encor
Au matin qui sera…
 
Quand du torrent d’amour
Tu éclabousses mon jour
Mon œil s’en illumine.
Et ton étreinte douce
Peu avare en ressources
Feule, fine et féline.
 
C’est que tes certitudes
Volent en altitude
Frissonnant devant nous
Comme la bouillante cornue
De ma bouche charnue
Dans la chair de ton cou.
 
Séléna, tu détonnes
En la vie qui s’étonne
De se gorger de toi.
Prend moi, griffe moi fort.
Approprie toi le sort
Qui te ramène à moi.

 

Paul Laurendeau
septembre 2010


 
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