un poème de Richard Monette
Allant à la rivière pour y puiser des mots
Vous emportez vos yeux, emmenant votre regard
Éléonore! Éléonore! Y fa frette et il fait noir!
Rapportant votre cœur et votre gloire,
Laissez-en ici traces de battements et d’ardeur,
Carte au trésor recelant vos lumières et chaleur
Allant à la rivière pour y puiser des mots
J’ai perdu mon chemin comme l’idiot du château
Dépassé la brunante et toujours vides mes seaux
Vous emportez vos yeux, emmenant votre regard.
Éléonore! Éléonore! Y fa frette et il fait noir!
Rapportant votre cœur et votre gloire,
Laissez-en ici traces de battements et d’ardeur,
Carte au trésor recelant vos lumières et chaleur
Dépassé la brunante et toujours vides mes seaux
Faque priant Seigneur, sa Mère, même le bedeau
Espérant des bonnes âmes, sans en ouïr le trot
Vous emportez vos yeux, emmenant votre regard
Éléonore! Éléonore! Y fa frette et il fait noir!
Rapportant votre cœur et votre gloire,
Laissez-en ici traces de battements et d’ardeur,
Carte au trésor recelant vos lumières et chaleur
Espérant des bonnes âmes, sans en ouïr le trot
Voilà que grêlent ces perles en torrent sur la peau
Allant à la rivière pour y puiser des mots
Richard Monette
juillet 2010