un poème de Richard Monette
My dear Francesca,
Since sept ans,
Magnifique comme la mer des illusions,
Âtre où chaudronne l’arome des rêves.
And now qu’il y a tout ce trafic
entre nous,
Et tant de
temps gagné, trop de ponts longs entre nous,
Et ce fier fleuve fauve, filou qui file entre nous.
Nous manque,
munis d’émotions, tes mots.
Nous manque la gloire de tous tes «
let’s go! ».
Et maintenant qu’invisiblement mutilés,
Dérobés
A ton regard très grand, trait
illuminant, entre nous.
Déversoir
d’ébène et d’ivoire aux yeux entre nous;
Démunis
De tes demandes à manier le mieux
entre nous…
My dear Fran,
Your home sweet home is so far.
Et nous te savons épuisée des goulots
de routes en files,
Tel le lièvre embouteillé par des
chemins de tortures.
Il y a
toujours eu tout ce trafic entre nous,
Et tant de temps perdu, trop de ponts longs entre nous,
Et ce fier fleuve fauve, filou qui file entre nous.
Nous
manque-toi soleil radieuse.
Et maintenant …
…entre nous.
Richard Monette
octobre 2010