Mmm'han!

un poème de Richard Monette




Divergentes aiguilles, qu’exagère l’intensité,
Ont coagulées gâchant l’artère et l’arête garrottées.
L’agglutinement des angles a mu, mûre vision,
Par d’autres pointes duo prisme et prisons.

D’ivoire, l’harmonie s’est embuée d’ébène.
Exsangue, l’arc-en-ciel s’est grisé de haine.
Alors le temps a tant trempé dans le mercure au chrome ;
Que les clichés deux tons se sont irisés au cœur de l’homme.

Mmm’han! L’amour se démesure en hivers
Lorsque les verglas perdurent sévères
Sous la gelée tant abominée d’amour, ma mère.

 

Richard Monette
janvier 2011


 
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